Zimbabwe: bientôt une université "Robert Mugabe" à un milliard de dollars

Mercredi 9 Août 2017

Le gouvernement zimbabwéen a annoncé mercredi la construction d'une université "Robert Mugabe" nommée en l'honneur du chef de l'Etat au pouvoir depuis 1980, pour une somme d'un milliard de dollars dans un pays pourtant miné par une grave crise économique depuis plusieurs années.


Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, passe la garde en revue lors d'une à l'occasion de la fête de l'indépendance à Harare, le 18 avril 2017. afp.com - Jekesai NJIKIZANA
Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, passe la garde en revue lors d'une à l'occasion de la fête de l'indépendance à Harare, le 18 avril 2017. afp.com - Jekesai NJIKIZANA

"Le gouvernement a approuvé la construction de l'université Robert Gabriel Mugabe. Il ne peut y avoir de meilleure reconnaissance du leadership exemplaire de notre président et de son investissement dans l'éducation", a déclaré Jonathan Moyo, ministre de l'Enseignement supérieur.

Huit cents millions de dollars serviront à la construction de cette université, à Mazowe, une ville située à 36 kilomètres au nord-ouest de la capitale Harare.

Deux cents millions viendront s'ajouter pour financer un fonds universitaire pour la recherche et l'innovation a expliqué le ministre Moyo, sans préciser comment le pays lourdement endetté allait pouvoir payer une telle somme.

Le campus devrait se spécialiser dans l'enseignement des sciences, de la technologie et la formation d'ingénieurs.

Cette université est loin d'être le premier édifice public à porter le nom du président de 93 ans.

Une école d'administration, une rue de la capitale ou encore une autroute vers sa ville natale portent déjà le nom du plus vieux président en exercice dans le monde.

Des militants pro-Mugabe réclament régulièrement que l'aéroport d'Harare soit également rebaptisé.

Malgré son âge canonique, Robert Mugabe, arrivé au pouvoir en 1980 lors de l'indépendance du Zimbabwe de la Grande-Bretagne a déjà prévu de se représenter aux prochaines élections en 2018.

Ses voyages médicaux réguliers vers Singapour alimentent néanmoins toutes sortes de rumeurs au Zimbabwe.

Pour l'heure, il a refusé de nommer un successeur et assure pouvoir gouverner jusqu'à ses 100 ans.

Sous son régime autoritaire, le Zimbabwe s'est considérablement appauvri et traverse actuellement une grave crise de liquidités.


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