Un général égyptien justifie les "tests de virginité" sur des manifestantes  26/06/2011

Un haut responsable de l'armée égyptienne a justifié les "tests de virginité" pratiqués sur des manifestantes arrêtées par des militaires par la nécessité selon lui d'éviter des accusations de viol, a déclaré dimanche Amnesty International dan
Un haut responsable de l'armée égyptienne a justifié les "tests de virginité" pratiqués sur des manifestantes arrêtées par des militaires par la nécessité selon lui d'éviter des accusations de viol, a déclaré dimanche Amnesty International dans un communiqué. Ce sujet a été évoqué par le secrétaire général d'Amnesty, Salil Shetty, lors d'une rencontre au Caire avec le chef du renseignement militaire, le général Abdel Fattah al-Sisi.
"Des tests de virginité ont été pratiqués pour protéger l'armée contre des accusations possibles de viol", a déclaré selon le communiqué le général, également membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays depuis la démission sous la pression populaire du président Hosni Moubarak en février.
Ce général est le premier militaire égyptien identifié a reconnaître cette pratique, toutefois déjà admise sous couvert de l'anonymat par d'autres officiers supérieurs, qui avaient invoqué la même raison pour la justifier.
Le général a toutefois souligné "la nécessité de changer la culture des forces de sécurité et a donné des assurances que des instructions avaient été données de ne pas utiliser la violence contre les manifestants et de protéger les détenus des mauvais traitements", selon l'organisation de défense des droits de l'Homme.
Il a aussi ajouté que "l'armée n'a pas l'intention de détenir des femmes à nouveau". Amnesty pour sa part réaffirme son opposition aux "tests forcés de virginité quelles que soient les circonstances".
Amnesty avait déjà dénoncé la pratique de tels test sur des manifestantes arrêtées par l'armée après une manifestation place Tahrir au Caire le 9 mars, en se basant sur des témoignages de femmes victimes de cette pratique.


Diasporas-News - AFP

Copie de Sénégal: surchauffe politique autour d'une réforme électorale controversée  22/06/2011

La tension est brusquement montée mercredi au Sénégal à la veille de l'examen par l'Assemblée nationale d'un projet de loi visant à élire simultanément à compter de 2012 un président et un vice-président au Sénégal, un texte dénoncé par opp
La tension est brusquement montée mercredi au Sénégal à la veille de l'examen par l'Assemblée nationale d'un projet de loi visant à élire simultanément à compter de 2012 un président et un vice-président au Sénégal, un texte dénoncé par opposition et société civile. La police sénégalaise a violemment réprimé mercredi à Dakar une manifestation spontanée de jeunes qui protestaient contre ce projet de loi, a constaté un journaliste de l'AFP.
Des éléments de la police anti-émeutes, avec casques et boucliers, ont dispersé à coups de grenades lacrymogènes un rassemblement de quelques dizaines de personnes sur la Place de l'Indépendance, dans le centre-ville de Dakar.
Plusieurs jeunes ont été arrêtés, battus et embarqués dans un car de police vers une destination inconnue.
Ces jeunes s'étaient auparavant attaqués avec des pierres aux cars de la police stationnés sur cette place centrale de la capitale alors que les policiers tentaient de les repousser avec des grenades lacrymogènes.
Une conférence de l'opposition et de la société civile qui était organisée à Dakar a dégénéré quand des jeunes ont demandé aux organisateurs de "cesser les paroles et les bavardages pour des actions", a déclaré à la presse Dialo Diop, un responsable de la principale coalition de l'opposition.
Plusieurs de ces jeunes étaient des membres du mouvement "Y en a marre", un cadre "citoyen, pacifique et apolitique" créé par de jeunes rappeurs en janvier pour dénoncer "les injustices sociales, la cherté de la vie, le chômage et la gabegie" du régime du président Abdoulaye Wade, selon ses promoteurs.
Plusieurs manifestations de l'opposition ont été organisées jeudi dans le pays, à Dakar et sa banlieue, et à Kaolack pour dénoncer ce projet de loi, selon des sources concordantes.
Les forces de l'ordre ont procédé à des interpellations, selon les mêmes sources, qui n'ont pas précisé leur nombre.
Le gouvernement sénégalais a réaffirmé mardi qu'il ne renoncerait pas à ce texte qui est décrié par l'opposition et la société civile.
Selon l'opposition et la société civile, ce nouveau texte est une manoeuvre du président Wade, au pouvoir depuis 2000 et réélu en 2007 pour cinq ans, de supprimer le second tour en permettant à un candidat d'être élu s'il arrive en tête au premier tour du scrutin avec le quart des suffrages exprimés.
Le texte envisage par ailleurs qu'en cas de vacance de la présidence, le président est remplacé par le vice-président qui, en tant que nouveau président, pourra nommer ou révoquer le nouveau vice-président.
Ces dispositions sont parmi les plus décriées par l'opposition et la société civile, mais aussi par des membres de la majorité présidentielle. Beaucoup soupçonnent le président Wade, 85 ans et candidat à sa propre succession, de vouloir se faire réélire, avec un minimum de voix, pour ensuite céder le fauteuil à son fils, Karim Wade, actuellement un de ses ministres.


AFP

Sénégal: surchauffe politique autour d'une réforme électorale controversée  22/06/2011

La tension est brusquement montée mercredi au Sénégal à la veille de l'examen par l'Assemblée nationale d'un projet de loi visant à élire simultanément à compter de 2012 un président et un vice-président au Sénégal, un texte dénoncé par opp
La tension est brusquement montée mercredi au Sénégal à la veille de l'examen par l'Assemblée nationale d'un projet de loi visant à élire simultanément à compter de 2012 un président et un vice-président au Sénégal, un texte dénoncé par opposition et société civile. La police sénégalaise a violemment réprimé mercredi à Dakar une manifestation spontanée de jeunes qui protestaient contre ce projet de loi, a constaté un journaliste de l'AFP.
Des éléments de la police anti-émeutes, avec casques et boucliers, ont dispersé à coups de grenades lacrymogènes un rassemblement de quelques dizaines de personnes sur la Place de l'Indépendance, dans le centre-ville de Dakar.
Plusieurs jeunes ont été arrêtés, battus et embarqués dans un car de police vers une destination inconnue.
Ces jeunes s'étaient auparavant attaqués avec des pierres aux cars de la police stationnés sur cette place centrale de la capitale alors que les policiers tentaient de les repousser avec des grenades lacrymogènes.
Une conférence de l'opposition et de la société civile qui était organisée à Dakar a dégénéré quand des jeunes ont demandé aux organisateurs de "cesser les paroles et les bavardages pour des actions", a déclaré à la presse Dialo Diop, un responsable de la principale coalition de l'opposition.
Plusieurs de ces jeunes étaient des membres du mouvement "Y en a marre", un cadre "citoyen, pacifique et apolitique" créé par de jeunes rappeurs en janvier pour dénoncer "les injustices sociales, la cherté de la vie, le chômage et la gabegie" du régime du président Abdoulaye Wade, selon ses promoteurs.
Plusieurs manifestations de l'opposition ont été organisées jeudi dans le pays, à Dakar et sa banlieue, et à Kaolack pour dénoncer ce projet de loi, selon des sources concordantes.
Les forces de l'ordre ont procédé à des interpellations, selon les mêmes sources, qui n'ont pas précisé leur nombre.
Le gouvernement sénégalais a réaffirmé mardi qu'il ne renoncerait pas à ce texte qui est décrié par l'opposition et la société civile.
Selon l'opposition et la société civile, ce nouveau texte est une manoeuvre du président Wade, au pouvoir depuis 2000 et réélu en 2007 pour cinq ans, de supprimer le second tour en permettant à un candidat d'être élu s'il arrive en tête au premier tour du scrutin avec le quart des suffrages exprimés.
Le texte envisage par ailleurs qu'en cas de vacance de la présidence, le président est remplacé par le vice-président qui, en tant que nouveau président, pourra nommer ou révoquer le nouveau vice-président.
Ces dispositions sont parmi les plus décriées par l'opposition et la société civile, mais aussi par des membres de la majorité présidentielle. Beaucoup soupçonnent le président Wade, 85 ans et candidat à sa propre succession, de vouloir se faire réélire, avec un minimum de voix, pour ensuite céder le fauteuil à son fils, Karim Wade, actuellement un de ses ministres.


AFP





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